Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 20:29

Je vous la fait courte :


- Un portable volé hier en cours, classe de 2nde Téü (les anciens tourneurs fraiseurs)

- Une classe composée d'un tiers de débiles, un tiers de fous furieux, un tiers de faiblards qui tentent de survivre (certains appartiennent à plusieurs catégories)

- Intervention musclée de 2 proviseurs adjoints et une cpe ( qui ne suit pas la classe, mais qui a le chic pour se précipiter dans les plans pourris).

 

Ça c'était hier de 17h à 18h30 à peu près. On a retrouvé le portable caché dans l'atelier.

 

Dés ce matin, enquête de sioux. Défilé d'élèves, en petits groupes, puis en individuel, puis on croise les infos, on croise les petits groupes, on prêche le faux, on balance sans balancer, on hausse le ton ou on devient enjôleur, brèfle, on est tapis comme des sioux.

 

Sur les 2 adjoints, il y en a un qui connaît bien la technique sioux, et l'autre qui voudrait bien mais qui ne comprend lui-même rien à l'histoire de la veille ; il ne visualise pas les différentes salles et îlots entre lesquels les élèves se sont baladés, il confond les heures, mélange les élèves etc.

 

Tout ça de 10h30 à 13h00, reprise des hostilités à 14h00.

 

On fait un break entre 15h45 et 16h30. A cette heure là, il est convenu que je fasse convoquer le cas très lourd, celui sur lequel pèsent tous les soupçons, un vrai truand, teigneux, méchant, fourbe, issu d'une famille de repris de justice à tous les niveaux.

 

A 16h55, l'adjoint qui maîtrise les techniques d'enquête a un conseil de classe. Reste l'apprenti sioux. Et moi.

 

L'apprenti sioux commence l'entretien sans moi, le temps que je fasse le chemin entre mon bureau et le sien.

 

J'arrive, l'élève est là.

 

L'adjoint a tous les papiers qu'on a fait, les listes, le plan de classe, les schémas des allées et venues des élèves, le trombinoscope etc.

 

- "Alors, je vous résume, madame euhhh, madame le sioux... Nordine me dit qu'il est arrivé après la récréation, qu'il était sur machine. J'ai dit à Nordine qu'on sait qu'il était sur la fraiseuse, mais qu'il est au courant du problème de l'écharpe, puisque c'est lui qui l'a cachée mais que pour le portable, il ne savait pas...Nordine me dit qu'il n'a pas spécialement de problèmes de comportement, et alors il m'explique, euhhh, il m'explique, hein, Nordine, répète pour Mme le sioux... ?"


- "Je m'appelle pas Nordine, Monsieur, moi c'est Medhi."

 

- "Ha ! Ha ? Oh ? (se tournant vers moi, les yeux écarquillés, en tapotant d'un doigt frénétique la première case du trombinoscope, vide, sans photo, avec juste écrit "Nordine")"

 

- "Oui, Monsieur, lui c'est Medhi. Là. Plus bas." (photo de l'élève qui est en face de lui, au milieu de la page).

Je lui jette un regard noir et lourd de sous entendus. Atterré aussi.

 


Il a attribué tous les faits, gestes et paroles du dénommé Nordine à ce fourbe de Medhi, sans jamais coincer Medhi sur tout ce que nous avions amassé à son propos.


Après ça, l'entretien tant attendu n'a rien donné, étonnant non ?

C'est pas comme si c'était le plus crucial, celui à ne pas louper, celui qui devait être tellement béton et verrouillé que l'élève ne devait pas pouvoir s'en sortir.

Plié et torpillé en 4 minutes.

 

Medhi avait un éclair satisfait dans l'oeil et des coins dans ses sourires.

 



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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 19:57

Nous sommes en semaine B mais le logiciel de gestion des absences a décidé de fonctionner en semaine A.

Sur des emplois du temps différents.

Dans lesquels les groupes d'élèves sont inversés, et donc impossibles à saisir pour les profs.

 

Ben oui, quoi ?


 

Au moins dés que j'arrive au boulot, je sais que la routine n'existe pas.

 

 

 

 

 

La vie serait si belle si

Elle s'amusait à nous surprendre.

La vie serait si belle si

Dorénavant les effets et les causes

Emboîtaient leurs scolioses.


La routine, ça n'arrive qu'aux autres.

 


 

 

 

 


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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 20:20

Alors moi je dis, c'est contre nature de faire une rentrée un dernier jour de vacances. Ça ne PEUT pas bien se passer.

 

On est rentrés en avance pour pouvoir rallonger nos vacances de Pâques et faire le pont avec le 1er mai.

Et on a fait une journée de lundi, vu que c'est un lundi qu'on va sauter.

 

Encore heureux que ce n'ait pas été un mardi. Bon.

 

Moi j'attaquais bille en tête à 9h00 par une commission disciplinaire, comme ça au moins, j'étais dans le bain.

Alors, rien de trop grave : un élève feignant de compta (pléonasme ? mistergreen.gif ) qu'on se traîne depuis plus de 2 ans, qui a forcé le passage en terminale en juillet, et qui maintenant s'absente de façon anarchique de son stage, en tenant pour acquis qu'on lui fera rattraper à sa convenance.

Sauf que non, ras le pompon de s'adapter au bon vouloir des élèves ; ils ont 16 semaines à faire sur 3 ans, s'ils commencent à déborder sur les vacances on ne va pas s'en sortir.

D'ailleurs on ne s'en sort pas, on a tous les ans des guignols à tutorer pendant les vacances.

J'ai moi-même fait une visite de stage durant les vacances, mais on ne va pas s'amuser à ça continuellement lk.gif .

Mon Dylan a fait un stage l'an passé dans une entreprise qui ne fait pas de compta (...), a cumulé environ 250 heures d'absence en cours, mais avait finalement été autorisé à passer en terminale par le proviseur adjoint sur insistance du papa (de Dylan, pas du proviseur).

Donc il y a eu 3 semaines de cours, puis stage. Et pan, 5 jours d'absence sans motif.

Le père : "Mais siiiiiiiii, il a un arrêt de travail !" Sauf qu'il ne sait pas où il est, il l'a demandé à son fils ce matin (moué) et il doit chercher dans ses papiers (ce n'est pas comme si ça faisait 15 jours que je l'avais réclamé au père).

 Ce matin, Dylan n'avait cours qu'à 10h30 et n'a pas jugé bon de venir avec son papa au rendez-vous de 9h00. Le papa aurait bien voulu l'emmener, mais le fils à dit que non. Soit. Ce n'est pas comme s'il était concerné.


On s'enlisait un peu avec le père qui défend son fils bec et ongles, qui veut juste qu'on le garde pour qu'il ne soit pas dehors et ne fasse pas de conneries sauf qu'il ne rentre pas chez lui certaines nuits, donc les conneries sont déjà faites.

Sur demande expresse du pp et moi, le pro adjoint tente de joindre l'élève.

Le temps suspend son vol... Hop, ça décroche... Le prov adjoint : "Allo euhhh..." (comment il s'appelle déjà votre fils ?)

On était bien partis, je vous le dis.


En fait le pro adjoint ne se souvient pas du prénom, mais pas vraiment du rendez-vous de juillet avec le père (il passe 5 minutes à lui demander la date exacte, mais le père ne sait pas, il cherche, mais il ne sait plus quand étaient les vacances et le pro adjoint pense que je n'étais pas là que donc ça devait être après la fin des cours, sauf que j'étais là et que c'était le 28 juin, on avance ?).

Le prov ne se souvient pas du motif de la commission disciplinaire ni des conversations que nous avons eues, ni des décisions que nous avons prises, ne parlons donc pas des précisions sur les attendus du stage et les règles sur les absences et les dérogations.

Encore s'il était chef d'établissement il le saurait, mais il est... ah ben si.

 

A un moment, au bout d'environ une heure de commission sans l'élève et moi sans café, je craquais un peu, j'avais envie qu'on tranche, qu'on rappelle le gamin pour lui éviter de se déplacer tant qu'à faire, ça éviterait de l'exclure, qu'on secoue le papa, enfin qu'il y ait un peu d'action quoi.

Sauf que je jette un oeil au pro adjoint, il a la tête dans les mains, il est tout ensommeillé, la vie à l'air dure et il ne rebondis pas sur mon coup de gueule assez explicite à destination du papa. Je le regarde, je parle un peu plus fort, je rejette un oeil, ahhhh ??? non pas encore, j'insiste et je finis par dire très fort, je pense qu'on va s'arrêter là, c'est MONSIEUR LE PRO ADJOINT qui va décider..., ah oui, ça y est il émerge.

En fait, j'ai dit à Agathe et Charles qu'il avait dû oublier de se remettre en route ; Agathe, vilaine comme elle est, l'a comparé à une vieille chaudière.

Je pense que la chaudière devait être à l'heure d'été en plus.

 

Je m'échappe de cette purge pour pouvoir m'en jeter un avec Agathe avant de surveiller la cantoche (parce qu'on est lundi, je vous rappelle). D'ailleurs, rien n'avait changé, on a eu du riz.

 

On en profite pour se fendre la poire sur le dos d'une collègue qui a participé à une émission navrante pendant les vacances et qui, morte de honte, est en arrêt de travail. Hin hin.

 

La cantine était légère à surveiller, comme un mercredi quoi. Mouarf.

 

Je dois avouer que je ne me suis pas tuée au travail entre 14h et 15h. Ma collègue Karima,  pp de l'élève que j'ai visitée en stage est venue me débriefer. On a un peu parlé de nos autres greluches de secrétaires (les élèves, pas les vraies, rhooo).

La collègue m'a aussi informée que l'aïd était pour dimanche et qu'elle avait dit aux élèves qu'elle les étriperait (hallal, quoi) si elles étaient absentes lundi.

 

Sur ces entrefaites, Charles m'appelle pour me demander si j'ai lu le dernier mail de nos copines documentalistes. Il est déjà écroulé.

Dés qu'une doc du bahut vient nous voir, nous écrit, ou même juste si on découvre un truc qu'elles ont dit ou fait, on est écroulés. C'est triste, mais on ne peut pas faire autrement. On a touché une brochette de championnes du monde, elles mériteraient presque un article à elles seules. Ceci étant dit, j'aime beaucoup les documentalistes en général... (comme quand on dit des horreurs sur les noirs et les arabes et qu'on explique qu'on est pas raciste). Désolée.

 

Toujours est-il que l'une d'entre elles, Tête d'Ampoule, a trouvé deux élèves en train de prier sur leurs tapis dans un escalier proche du CDI.

Je concède que je serais tombée de la lune si je les avais découvert.

Elle a donc fait un "rapport" à la direction et aux cpe (la police des moeurs et des cultes), relatant le laïus précis qu'elle leur a fait sur la laïcité.

Sur le fond elle a raison ; peut-être aurait-elle pu également, si possible hein, sans brusquer les élèves ouh là et sans vouloir abuser, leur demander leurs carnets de correspondance ou leurs noms et classes. Juste pour qu'on puisse attaquer le problème un peu plus en profondeur, quoi.

Parce que les exposés sur la laïcité de Tête d'Ampoule ont sans doute marqué les deux prieurs pour leur vie entière, mais ça aurait été bien de s'assurer que la marque était visible.

Ceci dit, je me moque de Tête d'Ampoule, mais au moins elle y est allée. On a quand même plein de collègues qui regardent sans intervenir, voire qui regardent sans voir, c'est tellement plus confortable.

L'autre documentaliste avait fait fort en la matière juste avant les vacances.

On a eu des échanges de mails entre listes de diffusion de syndiqués, à propos d'un repas de cantoche lors duquel du poulet hallal avait été servi, et bien signalé comme tel (hallal) par des affiches dans le réfectoire et tout.

On n'a jamais eu de souci à la cantine, ceux qui ne veulent pas de viande n'en mangent pas, il y a toujours la possibilité de choisir autre chose, aucun élève -quelle que soit sa religion ou ses convictions- n'a jamais fait de scandale à propos des menus.

Non, jamais.

Il vaut mieux lancer le pavé dans la mare nous mêmes.

Une mère d'élève s'est plainte en joignant une photo de l'affiche prise par sa fille avec son téléphone, quelques profs ont fini par le savoir, donc ça débattait par mail.

A part un collègue qui ne voyait pas trop pourquoi on s'excitait et qui trouvait qu'il y avait pire comme dysfonctionnement, les autres étaient globalement convaincus qu'il fallait être attentifs aux valeurs de l'école.

Pour en revenir à notre documentaliste (la collègue de Tête d'Ampoule), elle a lancé les hostilités en disant que ouiouioui, c'était scandaleux, et qu'on voyait même des jeunes filles qui essayaient de venir voilées au lycée, qui des fois passaient entre les mailles du filet etc.

J'ai fait ma réponse en indiquant mon avis et mes convictions et en lançant quand même à son intention, une petite pique lui rappelant qu'il n'y avait pas de préposés à l'application du règlement intérieur, que chacun d'entre nous, communauté éducative, pouvait et DEVAIT, rappeler les élèves à leurs obligations ; j'ai précisé qu'il était de notre responsabilité à TOUS de demander aux jeunes filles de se dévoiler, mais également à tout un chacun de ranger sous les pulls son médaillon étoile de David ou autre croix...

 

Du coup, elle l'a bouclée. Ça nous fait des vacances.

 

Faut que j'arrête avec mes histoires d'aujourd'hui sinon on va peut-être me brûler mon blog, hum.

 

On s'est jeté un dernier café avec Agathe ; on a changé d'endroit pour les cafés-clope. Quand on sortait du bahut par devant, on tombait SYSTEMATIQUEMENT sur des individus extérieurs à l'établissement, des fumeries ou trafic de sh*t, des ventes et reventes de jeux vidéos ou autres caleçons. Donc on ne pouvait pas s'empêcher d'intervenir, ça s'est fini deux ou trois fois par des insultes, des dialogues tendus, des regards haineux, et même une fois par 5 camionnettes et voitures de flics, course poursuite, gyrophares, crissement de pneus, dépôt de plainte et cie.

On n'est un peu échaudés, Agathe, Charles et moi. Et on est un peu les seuls à se colleter avec les galopins. Chacun son tour. Sauf que personne ne prend notre tour depuis.

 

Alors avec Agathe, on va se poster à l'opposé de la grille, loin, sur le côté des ateliers, on s'est trouvé une petite place au milieu de quelques voitures, à l'abri des regards et du travail des ennuis.

 

On s'y est senties bien tout de suite, à notre place, enfin zen.

 

 

 

 

 

 

 

Juste sous la mention "RESERVE AUX HANDICAPES".

 

 

 

 

 

 

 

Et vous, vous avez passé une bonne journée, ce lundi ?

 

 


(pour me faire pardonner, je lis un blog de documentaliste

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 21:51

Il y a des gens mauvais.

 

Non, je ne viens pas de découvrir le monde des adultes, mais je dois reconnaître que certains de mes congénères ont encore le don de me surprendre.

 

La politique et l'ambiance actuelles permettent à certaines personnalités sociopathes de s'épanouir en toute tranquilité.

 

Alors quand une personne toxique, qui pollue l'air des autres, reçoit par erreur un message, très court mais très explicite, la qualifiant de ce qu'elle est, peut-on (doit-on ?) s'en réjouir sans culpabilité ?

 

Difficile au premier abord.

 

Mais quand celle-ci tente de justifier la nuisance perpétuelle qu'elle inflige au monde, d'acquérir à sa lamentable cause une personne qu'elle doit estimer faible d'esprit par des propos lénifiants, flatteurs, mielleux et faussement affectés, la toxique se transforme en pleureuse.

 

Et une toxique qui vire en pleureuse, c'est juste... BON ! mistergreen-copie-1.gif

 

 

Et vous, dans votre entourage, des toxiques ? Vous les gérez comment ?

 


 

 


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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 20:22

Effondrée je suis.

 

Lors de notre mardi-youpi de ce matin, on nous a fait savoir que nous (CPE) devions arrêter d'enfiler des perles et nous mettre ENFIN (yeux au ciel) à aider le responsable du logiciel d'absences (pron**e) pour saisir les différents groupes au sein des classes ou communs à plusieurs classes.

Ces groupes portent des noms en forme de sigles barbares, presque totalement incompréhensibles sauf pour celui qui les a créés.


Il y a une centaine de classes dans notre établissement ; en tout il y a 572 groupes. Oui, 572.


Un truc de dingue. Ca fait une moyenne de plus de 5 groupes par classe. Sauf qu'il y a des classes divisées en groupes pour les langues, puis en groupes différents pour les sciences, en groupes encore distincts pour les options. En gros, le concept de classe a disparu au profit d'un agglomérat de groupes.

 

Sur ces 572 groupes, 114 ne comportent à ce jour aucun élève. Oui, 114.


Les enseignants ne peuvent donc pas faire l'appel et saisir les absences dans le logiciel, puisqu'aucun élève n'apparaît. Logique.

Et en aval, les CPE ne savent donc pas qui était absent ou présent, ni même quels élèves sont en face des profs au quotidien.

 

Alors devant le constat délirant du bord** dans lequel nous baignons, les cpe sont sommés de trouver les listes précises des élèves figurant dans ces groupes et de les saisir (c'est sûr, c'est notre boulot de faire ça...) dans le logiciel.

 

Seuls les enseignants savent quels élèves ils ont devant eux. Ca paraît fou, dit comme ça, mais personne d'autre actuellement n'est en mesure de dire exactement qui est où pendant chaque heure de chaque jour au lycée.

Si on cherche un élève, on peut galoper.

 

Je sollicite donc mes collègues enseignants qui n'en peuvent également plus de vivre dans un tel flou.

 

En clair, je veux savoir exactement quels élèves ils ont en face d'eux dans le groupe qui s'appelle, par exemple, TL2ESP2P1 ; moi-même j'ai mis un temps infini à trouver à quoi correspond cette appellation barbare. Pour certains groupes, je suis incapable de traduire.

Les emplois du temps des collègues comportent ces dénominations de groupes pour chaque heure.

Ils vont pouvoir me sauver.

 

Voici donc le mail que j'ai envoyé à 24 collègues différents, avec pour seule variante l'appellation des groupes selon les classes suivies par chaque collègue.

 

 

 

Bonjour cher(e) collègue,

 

 

 

J’aurais besoin des listes d’élèves figurant dans les groupes suivants :

 

 

 

-          TA-PPAGR1

 

-          TCI-PAGR.3

 

 

 

 

 

Merci d’avance pour ton aide !

 

 

 

maia

 

 

Plusieurs réponses m'ont été faites :


 

1ère réponse :


peux-tu me le redire en clair ?!!!

 

 

 

voilà ce que je comprends :

 

gr1 : antoine, alice, alban, christelle, chloé,david, douae, elodie, fanny, elodie, colline, sophie, ce sont des élèves d’arts pla

 

 le gr3, Histoire des arts :Karima,Ophélie elise, julia

 

 le gr 2 est composé des autres, élèves d’arts pla

 

  J'adore le ton du mail, ni bonjour ni au revoir, sympa, et tout faux.

 



2ème réponse


 

  Euh...  J'imagine qu'il s'agit de l'heure d'anglais euro ?
De quelle Terminale s'agit-il ? Veux-tu la liste de tous les élèves de Term euro ou d'une classe en particulier ?

Delphine

 

  Rien de tout ça. La prof patauge, moi aussi, et je ne SAIS pas justement de quelles classes est composé ce groupe, sinon je n'aurais rien demandé.

 


 

 

3ème réponse

 


 

Bonjour,

 

 

 

En terminale STI GM et en BTS IPM , les cours se déroulent en coanimation et en classe entière.

 

Il faudrait nous déclarer en coenseignement dans Pronote (d’après Hubert) afin que nous ayons la liste entière de la division qui apparaisse sur Pronote.

 

Pour le moment, nous sommes déclaré en groupe, ce qui ne correspond pas à la réalité de notre enseignement.

 

Sauf que je ne sais pas de quel niveau il s'agit, ni de quels cours, avec quelle classe, et donc encore moins les groupes.

 

 


 

4ème réponse

 


 

  Bonjour maia,

En PJ mes élèves de TES3. Pas compliqué, j'ai tous les ES3 faisant espagnol, Elizabeth à tous les TL3.

A bientôt

Nelly

 

Merci bien, je vais donc devoir aller piocher dans les listes ceux qui font espagnol, justement, si je demande, c'est que je ne peux pas avoir la réponse moi-même.

 


 

5ème réponse


 

Aussitôt dit aussitôt fait! Désolé si apparaît aussi mon autre groupe de Term.

Bon courage!

Claire

 

La pièce jointe comporte donc deux classes, je ne sais toujours pas quels élèves exactement font partie des groupes que j'ai demandés.

 


 

6ème réponse

 


 

Bonsoir Maia
  
je suppose que tu parles des Tle bac pro. Impossible pour moi d'avoir accès à pronote pour l'instant. Mon groupe Tle bac pro compte 9 élèves :
  
Sybille  (T_VE)
Sabrina + Chatlotte (T_SE)
Christelle et Maryline + Younès (T_CO)
Virginie + Elodie + Laura (TB4SC)
  
Bonne soirée,
Flavie
Je ne sais même pas si je parle des terminales bac pro, les classes ne sont pas indiquées, c'est pour ça que j'ai fait un mail.

 

7ème réponse

 


 

Bonjour Maia

En réponse à ta question, il s'agit d'un cours de Terminale Euro, et je te fais suivre le mail de Patrice qui récapitule les élèves inscrits. (voir liste de Term)

J'ai et les élèves d'histoire euro et les élèves de maths euro.

Cependant, ce cours ne commence qu'en décembre, car c'est 1/2h semaine groupée en 2ème partie d'année.

J'espère que ça répond à ta question.

Bonne soirée

Magalie

 

Eh ben , je ne suis pas tirée des ronces avec des cours qui n'ont pas commencé mais qui apparaissent quand même...

 


 

 

8ème réponse

 


 

Bonjour,

 

 

 

Dis moi si c’est ce que tu veux parce que lorsque j’essaie de me connecter sur pronote les groupes TS4SC-INDP1 et TSVTGR.1 apparaissent sans aucun élèves. 

 

J’ai aussi du mal avec les abréviations. Donc :

 

 

 

-          TS4SC-IGP2 je ne sais pas ce que c’est

 

 

 

-          TS4SC-INDP1 groupe de SI que nous avons ensemble et en même temps avec Lydia pendant 2 * 3heures (heures de TP) et en classe entière pendant 1heure chacun …avec les élèves suivants :

 

 

 

Adrien

Bastien

David

Dylan

Laurent

Magali

Pierre

Rajaa

Rose

Ursule

William

Younès

Zelma

 

 

 

D’ailleurs ce groupe apparait dans mon emploi du temps mais je n’ai aucun élève qui apparaît lorsque j’essaie de faire l’appel sur pronote !

 

 

 

-          TSVTGR.1 groupe de SVT que je n’ai pas mais qui apparaît sur mon emploi du temps le mardi de 11h30 à 12h30 avec aucun élève lorsque je fais l’appel sur pronote

 

 

 

 

 

En espérant avoir répondu à ta question.

 

 

 

Emmanuel

 

 

 

 

Ce dernier mail résume à lui seul l'état d'organisation de l'établissement.

 

 


 


A la fin de cette journée (de dingue par ailleurs...), je suis toujours dans l'incapacité de saisir le MOINDRE groupe.

 

Finalement, je préfère coller des étiquettes d'élèves fantômes sur des tables de un en sous-nombre dans des salles sans numéros qui ne correspondent pas aux épreuves affichées à l'accueil en contradiction avec l'affichage des portes.

 


 

 

Un petit ps sur le dernier mail :

 

PS : à ce propos on a plein de bug sur pronote.

 

 

 


 

C'est très exagéré.

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 19:54

Devenir musicien pro, ça prend du temps.

 

Et celui là, depuis tout petit, il a fallu l'élever au bon grain et au whisky ; alors, avec mes amis, on est fiers de Momo !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si vous aussi, vous voulez participer à l'accession de Mohammad Sadeghin (et Eric Greff accessoirement ) au firmament, ce sera bientôt à Cannes (google est votre ami)...

 

 


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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 19:50

La journée a mal démarré.

J'ai cru que je ne parviendrai jamais à me treuiller hors de mon lit. J'avais donc un enthousiasme phénoménal pour venir bosser.

Et visiblement, tout visait à me faire exploser.


En premier lieu, à peine arrivée, mon surveillant me tombe dessus en me demandant quels motifs d'absence on refusait, que c'était n'importe quoi, que des élèves commençaient à raconter des histoires de fou etc. Le tout dans un brouhaha énorme, des classes venant chercher leurs manuels scolaires juste derrière ma porte, squattant un bout de couloir ridicule, et pas du tout dérangés dans leur bordel par leur prof ou les documentalistes, hum.

Pendant que mon surveillant me braillait dans les oreilles, la sonnerie criarde du téléphone essayait de nous interrompre toutes les minutes ; j'avais déjà le tensiomètre au plafond.

 

Bêtement, c'est dans cet état d'esprit très positif que j'ai essayé de faire mon premier boulot de cpe, c'est à dire gérer les absences.

Des étudiants étaient portés absents ce matin à 8h30, qu'à cela ne tienne, je suis en forme, je vais leur souffler dans les bronches.

Une étudiante me répond des trucs vaseux au téléphone, je monte le ton, elle aussi, on ne se comprend pas, je vois des choses clairement affichées sur mon écran, et elle, elle me balance des infos contradictoires avec sa voix de catarrheuse (je lui ai même dit qu'elle aurait mieux fait d'être complètement malade, ça aurait été plus facile à gérer comme absence, je sais, j'ai honte).

Au final, elle me raccroche au nez.


Elle me dira plus tard que pas du tout, que son téléphone lui fait régulièrement le coup, elle ne m'entendait plus.

Je tiens à vous rassurer, j'ai bramé comme une tarée, mais je lui ai présenté des excuses une fois calmée, je ne suis pas une sauvage, quoique...


J'ai appelé une collègue d'un bahut voisin qui a la gentillesse de me récupérer un petit boulet, mais elle a été très désagréable dés le début du coup de fil en me disant qu'elle n'en n'avait rien à faire de mes histoires de plaques à induction. D'ailleurs elle ne peut plus me lire, je l'ai bannie, PAN !

Je plaisante. Je lui ai juste fait un portait totalement irréel du boulet, elle va prendre cher toute l'année, héhé.

 

A 11h30, c'est le début du marathon cantoche avec Agathe. Je dirdumale en fait, parce que la cantoche cette année se passe plutôt bien, à notre grand étonnement.


Le problème c'est quand même qu'on mange tout le temps la même chose, en l'occurrence du riz, et Agathe n'aime pas le riz. Avec ça, deux sortes de viandes improbables, de la salade cuite (je vous jure !), un petit filou et deux petits suisses, vla le repas quoi...

J'ai laissé Agathe se charger de brailler sur les quelques resquilleurs, sinon, dans mon état, j'allais en allumer un.

 

On est allées boire une clope et fumer un café avec Charles sur le parking à vélos. Sous nos yeux, un voyou notoire a tranquillement dealé on ne sait quoi, avec tout un chacun présent dans les environs à ce moment de pause.

Sauf que celui là, je ne m'y frotte pas, j'ai déjà porté plainte contre lui il y a quelques années, j'avais eu le plaisir de passer devant lui au commissariat (super l'anonymat), il était menotté à la rampe d'escalier. Nos relations sont donc un peu fraîches.

Il est ensuite entré très vite dans le lycée. Agathe, Charles et moi l'avons suivi mollement, mais surtout aperçu deux des gugusses à qui il avait refilé des trucs.


Pendant qu'Agathe faisait remarquer aux 4 surveillants présents à la grille que ce serait bien de surveiller en vrai, Charles et moi avons suivi les gugusses.

On les a retrouvés près des gymnases, on a demandé leurs carnets, et l'un des deux est le frère du voyou ; on suppose donc qu'il est désormais un point de vente pratique au sein de l'établissement.

 

Charles avait envie de se la couler douce dans la petite salle des profs de ballon à boire le café, mais après m'être littéralement incrustée dans leur canapé hyper confortable (on en ferait la sieste dedans), j'ai lui ai dit que quand même, on devrait faire le tour de la forêt magique.

Il y a plusieurs forêts magiques dans le lycée, mais certaines ont été délocalisées, donc celle là est plus éloignée de toute présence adulte. D'habitude, on étaient tapies avec Agathe, et on prenait les élèves en tenailles, c'était trop bien à l'époque.

Maintenant je dois me contenter de Charles, et il est nul en tenailles, on s'est retrouvés coincés par un filet, on a du rebrousser chemin, tu parles d'un sioux !

 

Cela dit, on n'a pas trouvé grand monde, et pourtant, on aurait bien consommé un peu de quoi se détendre, quelle misère de dépendre ainsi des élèves...

 

De retour à mon bureau, à peine le temps d'aller remplir ma bonbonne de 5 litres en vue des cafés à venir, j'avais un message sur mon portable ; l'infirmière du lycée était avec une de mes élèves qui venait de se faire agresser dehors.


Je me suis rendue à l'infirmerie, où se trouvait ma grande Virginie ; elle a été bousculée par un individu, qui a voulu ensuite lui porter un coup au visage, mais n'a pu qu'atteindre la poitrine.

Sauf que le coup en question a été porté avec quelque chose qui a provoqué une brûlure sur la peau de la jeune fille. Assez étendue. Une brûlure chimique on dirait...

Sa soeur est venue la chercher pour l'emmener aux urgences, puis déposer plainte une fois que sa santé sera préservée.

Virginie, pourtant bonne gaillarde, tremblait comme une feuille. Elle est maman d'un bébé de 7 mois, redouble sa terminale pour 8 points manqués et jongle avec courage entre bébé, cours, crèche etc. Il ne lui manquait plus que d'avoir la trouille au ventre.

 

Revenant à mon bâtiment, je voulais voir le chef un peu en urgence pour qu'il contacte les bleus marines et leur demande de tourner autour du bahut ; je ne me sens plus l'âme d'un flic, et j'en ai marre de me tapir.

Évidemment, il avait plus urgent à traiter qu'un problème de boulot, d'élève qui plus est.

Il a quand même réussi à s'entretenir devant moi avec le cpe de lusque pour lui recommander une petite élève de 2nde (le seul niveau qui importe vraiment au chef) qu'il allait falloir bien entourer, car fragile, mais attention, tout en subtilité, bla bla bla.


C'est sûr qu'une élève brûlée et un commerce de plantes qui font rire dans le lycée, c'est moins urgent.

 

Je suis redescendue à mon bureau en me demandant pourquoi et comment je venais encore travailler.

Et en cherchant bien, je trouve toujours cette petite flamme au fond de moi, ce petit foyer d'idéaux et d'utopies, cette braise de conscience qui ne s'éteint pas, qui me lasse et me consume.

 

Après tout, peu importe
Où j'allume ma clope,
Aux premiers feux du jour
Ou aux foudres de l'amour...

 

(Thomas Fersen, Louise)

 

J'en étais là vers 16h30 (oui j'ai écrit pendant que j'étais au bureau, on peut penser que j'ai du temps, mais en fait ça été salutaire, j'ai mieux bossé après).

J'ai finalement appelé les flics moi-même, leur ai expliqué les 2 problèmes du moment, celui que j'ai eu au bout du fil a même fait directement une saisine pour pouvoir mettre en place une surveillance du dealer ("ah ben oui madame, j'ai votre nom dans le fichier, je vais pouvoir faire ça directement, super !" ouais, super, j'ai mon nom dans le fichier...).

 

Je suis monté déranger le chef pour lui dire de ne pas s'étonner de voir des flics tapis dans les buissons.

 

Gwen est passée au bureau, on a dirdumalé, ça m'a réconfortée.

 

Agathe et moi sommes retournées boire sur le parking à vélos, non sans avoir alpagué des fous furieux qui faisaient semblant de fumer un pétard (ils se sont bien foutus de nos yeules ceux là) ; une faune incroyable traînaillait devant le bahut, honnêtement, les parents qui viennent ou les visiteurs doivent se demander s'ils sont bien dans un lycée...

 

Je me suis énervée toute seule de constater que pas un autre cpe, pas un chef et pas un flic non plus, n'avait fait le déplacement.

Agathe n'a pu que se remémorer que certains cpe ont touché beaucoup de sous parce qu'ils doivent être très efficaces et impliqués, qu'elle n'en fait pas partie, sans doute, puisque sa fiche de paie est restée invariable, mais qu'elle était encore au front, comme d'habitude.

Il faudrait qu'elle tienne sa promesse d'envoyer bouler le prochain qui lui demanderait d'intervenir pour un problème en dehors de son bureau en lui disant de s'adresser mieux payé donc plus qualifié qu'elle.

 

Je suis enfin retournée recevoir une ancienne élève qui tient absolument à passer en 2ème année de BTS malgré un absentéisme délirant et un niveau très insuffisant ; c'est une pauvre gamine qui a eu la mauvaise idée de se marier l'an passé, très jeune, avec un type qui s'est mis à la frapper très vite.

Ça ne l'a pas trop dépaysée, avant c'était sa mère et sa soeur.

Depuis sa 1ère année de BEP (ça remonte, Agathe l'a eue un an, puis moi pendant 4 ans, une année de pause, et de nouveau moi l'an passé) elle a réussi à faire du chemin, on n'y aurait jamais cru. Mais elle ne veut pas entendre que même si elle n'est pas responsable des problèmes qu'elle a subis, elle n'est pas en mesure d'envisager avoir son BTS cette année.

Après 10 minutes de passes d'armes, elle finit par se ranger à mon avis, alleluya ! Il aura fallu des heures de discussion, des trésors de patience, des miracles d'argumentation pour qu'elle accepte de redoubler.

Je finissais de parler avec elle quand l'adjoint est passé me dire au revoir-à demain.

A 17h25.

 

Agathe m'a raconté ensuite que les galopins de devant le lycée ont insulté et menacé de mort un de nos surveillants ; coïncidence les galopins qui font semblant de fumer, qui s'excitent dans tous les sens, ils sont tous de la même classe, celle du frère du voyou, et l'un d'entre eux (un fou, nous dira Gwen) vient de menacer un surveillant, c'est le pompon !

Le surveillant en question, après avoir reconnu les élèves, en a fait part à leur cpe... qui a juste convenu de les recevoir demain dans son bureau.

On rêve.

Ils sont en 2nde, on est le 19 septembre et ils vont s'en tirer avec une petite convocation dans un bureau ??? Il y a deux ans, j'ai déposé plainte au nom de l'établissement et le surveillant en son nom pour la même chose, ou presque, c'était un extérieur au lycée.

Soit, là c'est un élève, on peut gérer, mais il faut peut-être se secouer un peu plus que ça !

En même temps, le cpe en question, ça va, il ne les connaît pas, il ne sort pas souvent de son bureau, encore moins pour aller dans les coins pourris ou faire la sortie.

 

Pendant ce temps, le chef trouve que vraiment tout va bien avec les secondes, les profs ont l'air très contents, ils sont calmes, tout va bien, tout va bien, tout va bien, tous va bien...

 

A 18h14, Charles et moi étions en thérapie professionnelle dans son bureau. Comme je finis à 18h15, je me suis levée (les résolutions de l'année comprennent celle de ne pas faire une minute de plus que notre emploi du temps).

Sauf que Charles a commencé à regarder les emplois du temps de certains de nos collègues profs, et à calculer leur nombre d'heures, leur salaire... Il n'arrêtait pas de dire "c'en est trop !", mais ne décollait pas de son bureau, dépité.

Quand il a voulu sortir du lycée en voiture, par le portail tout neuf, il a constaté que l'interphone avait déjà été cassé.

Il a hululé au milieu de la cour qu'il voulait qu'on le laisse partir.

 

On est vraiment des dingues, on finira tous à La Verrière, le seul truc sympa c'est qu'on y sera ensemble, on sera voisins de camisoles.

 

 

 

(et du coup mon titre n'a plus aucun rapport avec la moitié de l'article...)

 

 

 


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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 21:44

On me réclame à coups et à cris (des mails me parviennent d'all over the world) la suite des aventures de la plaque à induction.

 

Figurez-vous que ça vient juste de se terminer, cette petite plaisanterie.

 

Suite à mon coup de fil, j'ai reçu un mail validant l'acceptation de ma demande de retour. Ce mail me demandait donc de rapporter la plaque à l'entrepôt à 5 minutes de chez moi, bâtiment E porte C.

Hop là, maintenant je connais bien le chemin, le lendemain je me rends à l'entrepôt avec ma plaque bien ré emballée, le n° de retour en énorme bien noté sur le carton etc.

J'avise un monsieur de l'entrepôt et lui dit que je viens rapporter un article du super-site-pas cher-et tout.

"Vous avez le formulaire de retour ?"

 

Gné ? Gn--1.gif

 

Un formulaire de retour ? Qu'est-ce que c'est encore que ce bidule ?

 

"Ah ben oui, je peux pas vous prendre votre colis car je n'ai pas le formulaire de retour, vous comprenez, on a des procédures..."

 

C'est vrai que j'ignorais qu'il y avait des procédures partout, on est cernés par les procédures ici. Toujours est-il que je n'avais pas ce put*** de formulaire de retour dont on ne m'avait JAMAIS parlé, le mail disait juste de rapporter la plaque écétou !

 

Le monsieur me dit que s'il me prend mon colis sans le formulaire, et que quelqu'un le subtilise, je n'aurai pas de preuve que je l'ai rapporté à l'entrepôt et je ne serai pas remboursée.

Encore une fois, le monsieur de l'entrepôt dit des choses sensées, mais pourquoi en amont n'ai-je pas reçu un formulaire de retour ? Pourquoi ne m'a t-on pas dit que je devais avoir un formulaire de retour ? Je n'ai PAS de formulaire de retour, voilà, faut faire autrement.

 

"Ah ben faut appeler le service clients"

 

Bon. Le n° est dans mes favoris, ça va aller vite.

Je tombe sur une dame -bonjouuuuur ! serviceclientmagasinbidulequepuisjefairepourvous ??? Je commence à expliquer mon problème, une fois de plus interrompue toutes les 4 secondes par la dame qui croit qu'elle connaît mon problème mieux que moi, qui me demande mon n° de client, mon n° de commande, mon nom, mon adresse, mes mensurations et quepuis-jefairepourvous ?

Je vous le donne en mille, il aurait fallu que le service de livraison m'appelle pour convenir d'un rendez-vous pour rapporter mon colis.

C'est vrai qu'il y a besoin d'un rendez-vous, ça se bouscule devant l'entrepôt, ouh làlà, on est au moins un !

En attendant, je suis devant l'entrepôt avec mon colis tout bien emballé et on ne veut pas me le prendre. Même Nordine qui vient d'arriver pour prendre son service et qui me fait un sourire narquois, genre "encore elle !".

 

La dame du service client saoulée par mes paroles, me passe un homme, sans doute un supérieur (parce que je le vaux bien) qui doit avoir vu clignoter mon dossier en rouge "cliente chiante qui râle tout le temps, à fuir".

Il me parle sur un ton lénifiant, en me prenant pour une gourde, il m'agace et j'ai toujours mon colis.

Il me propose d'attendre d'être contactée par le service livraison (je suis DEVANT leur porte, hein, mais faut que je retourne chez moi j'attende leur appel avant de revenir devant chez eux, sans dec), et pour compenser, il vont me faire un petit bon cadeau...

 

Je l'arrête tout de suite, je ne VEUX PAS de bon cadeau, il est HORS DE QUESTION que je commande à nouveau quoi que ce soit, nononononon.

 

Alors, comble de l'absurde, il me dit de remporter mon colis et qu'il va m'envoyer une étiquette colissimo pour renvoyer ma plaque ; je suis devant leur entrepôt avec mon colis, mais il va falloir que je le leur envoie à leur frais, il faudra qu'on m'explique la stratégie commerciale, là, je vais ptet consulter mes BTS NRC, parce qu'il y a un truc qui doit m'échapper.

Et avec ça, il faudra quand même que j'aille à la poste, soupir.

 

Je finis par renvoyer cette foutue plaque, je suis mon n° de colis sur internet, je suis tapie comme un sioux.

Le suivi de colis m'indique qu'il a été livré, youhouh, je surveille aussi le statut de mon retour sur le site du magasin. Et là, rien. Pendant des jours : "colis non réceptionné".

 

Je finis par appeler le service client (j'ai pris un forfait illimité sur ce numéro). Ah ouioui, on a bien reçu votre colis, vous allez être remboursée.

Bonne nouvelle !

 

Quelques jours plus tard, en effet, mon compte est crédité du montant de la plaque.

 

Je vois le bout de cette histoire de fous.

 

Il y a une semaine, un message est laissé sur mon répondeur : "bonjouuuuuur madame le sioux, service livraison de magasinrelou, je vous appelle pour convenir d'un rendez-vous pour le retrait de votre marchandise, ne parvenant pas à vous joindre, je me permettrai de vous rappeler ultérieurement"

 

Ensuite, TOUS les jours, plusieurs fois par jour, je reçois le MEME message (c'est pour ça que je le connais par coeur), énoncé par des voix différentes pour varier. Et bien sûr, sur les horaires de boulot, sur le fixe, et sans jamais laisser de numéro où rappeler.

Au bout d'un moment, je me suis quand même inquiétée : allaient-ils me renvoyer ma plaque à mon insu ? Allaient-ils me redépouiller de mes sous ?

 

Je me reconnecte sur leur site pour leur envoyer un message, et je vois que le statut de mon colis retour est toujours "non réceptionné".

Franchement, je suis un peu lasse, là.

Je fais donc un mail pour demander POURQUOI mon colis est toujours indiqué "non réceptionné" alors que j'ai été remboursée, et POURQUOI je suis harcelée par le service livraison maintenant que je n'ai rien commandé, alors qu'il n'avait pas été foutu de m'appeler quand j'avais besoin de lui, hein ?????????

 

J'ai enfin reçu un mail contrit me disant qu'ils allaient faire le nécessaire.

 

Les messages ont cessé avant-hier.

 

Ca fait environ un mois que ça dure cette affaire, tout ça pour utiliser une plaque qui ne vient pas de chez eux au final.

 

Et pendant tout ce temps, les journées lycée s'enquillent les unes derrière les autres, avec leur lot d'absurdités...

 

(On est presque aussi performants qu'un site de vente de plaques par correspondance, mais ça je vous en parlerai une autre fois...)

 

 

 

 

 


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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 22:01

Aujourd'hui, quand je prononçais mes propres phrases, j'avais du mal à me croire.

 

C'est très étrange comme sensation, de s'écouter raconter des trucs et de se dire que c'est trop gros pour être vrai.

 

Pour me justifier auprès de moi-même, je me suis dit que si je racontais la même chose à quelqu'un qui ne connaît pas mon boulot, ou le lycée ou l'éducation nationale, personne ne me croirait.

J'ai peur pour ma santé mentale, je ne suis plus toute seule à l'intérieur de moi-même, je suis hantée.

 

C'est pour ça que j'ai hyper envie de pondre un article truffé d'anecdotes de forme ou de fond entièrement véridiques et que je n'y parviens PAS !

C'est pas l'angoisse de la page blanche, d'habitude ça vient tout seul et ça me fait du bien.

C'est pas la fatigue, je suis au delà de ça.

Ce n'est bien sûr pas le manque de matière.

C'est juste délirant.

Oufissime. (déjà un truc de ouf je te dis pas, alors oufissime, ça déchire)

 

J'hésite entre "on atteint des sommets", "on touche le fond mais on creuse quand même", "je pensais avoir déjà vu pas mal de conneries, mais là...", mais en fait, tout est possible.

Au sens le plus fort du terme.

TOUT est possible.

 

Un lycée sans emploi du temps fonctionnel, ni 2 semaines avant la rentrée, ni 2 jours avant la prérentrée, ni à la prérentrée, ni à l'accueil des élèves.

Pour la reprise officielle des cours, on nous annonce, je cite : "une version définitive des emplois du temps provisoires".

Tu y crois à ça ?

 

Le jour où j'accueille les terminales (13 classes pour moi, 13 classes pour mon binôme), le sous chef en charge des terminales ne s'est pas réveillé.

Oui.

Il a fallu l'appeler à 8h05 parce qu'il n'arrivait pas et qu'il était le seul détenteur des emplois du temps pour une arrivée des élèves à 8h30. Eh bien il dormait.

C'est vraiment possible, ça ?

 

A 8h30, en délivrant enfin le graal des emplois du temps aux profs principaux, tu constates qu'ils sont faux (mais tu le savais), qu'ils ne correspondent pas aux emplois du temps profs (ben oui, sinon ça manque de sel), et quand un collègue s'émeut de trouver 19 élèves dans sa classe alors que sa section doit en comporter 12 et que l'emploi du temps a été construit avec ce paramètre, tu es dubitative.

Puis interloquée.

Ensuite, paniquée, et enfin hors de toi parce que c'est la vraie vérité, mais qu'on ne t'a jamais dit que tu devais transfomer 3 classes en 2 et demie.


Sur ces trois classes, j'ai bossé à fond, je les ai rééquilibrées, j'ai isolé des pénibles, séparé des couples infernaux, réparti le plus harmonieusement possible les redoublants, anticipé des meurtres d'élèves sur enseignants et inversement, enfin bon, un boulot de cpe, mon boulot.

 

Eh bien il va falloir éjecter 4 élèves d'une classe pour les balourder dans les deux autres.

Critère pédagogique choisi par le chef : les 4 derniers de l'ordre alphabétique.

Tu y crois, toi ?

2 heures après, ah ben non il y a erreur, il faut en bouger encore 3. "Vous me conseillez qui, madame la cépéheue ?"

Ben Môssieur le chef, maintenant qu'on a taillé la classe à la hache, je propose de choisir les élèves en fonction de leur périmètre crânien.

Ben oui, pourquoi pas ?

 

Brèfle.

 

A chaque jour suffisant sa peine, demain je vais tenter d'élucider le mystère de la classe contenant des germanistes qui n'a pas d'allemand dans l'emploi du temps.

 

En même temps choisir l'allemand, c'est un peu bizarre quand même, c'est vrai quoi, c'est un peu comme porter un bonnet de bain pour le plaisir.

 

 

 

 

 

 

Allez, tout ira bien, demain est un autre jour, demain décourage aujourd'hui.


 

Tu y crois ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 19:08

Je viens ici confesser mon odieuse tendance à la médisance.

 

Hier j'ai dirdumalé sur la préparation de la rentrée notre lycée.

 

Agathe et moi l'avons déduit ce soir ; je l'ai appelée à 18h15, nous n'étions plus que toutes les deux.

 

A 17h00, le grand chef est parti et à 17h50, aucun adjoint n'était plus présent dans les murs.

 

DONC ! Tout roule ! Les emplois du temps sont prêts, les profs tous nommés, les services tous calés et justes, les équipes pédagogiques constituées et les professeurs principaux désignés (et prévenus), les groupes définis et les salles attribuées.

 

Mea culpa.

 

Il faut que je cesse d'être pessimiste et mauvaise langue.


Vendredi sera une pré-rentrée idéale.

 

 

 


 

 

 


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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 18:44

Hier je m'étais tâtée à vous faire part de mes sentiments pré-rentrée administrative.

 

Je pensais passer une nuit presque blanche et j'avais planifié ma 1ère contrariété aux environs de 9h40.

 

J'ai plutôt bien dormi, et à 9h40 tout allait bien. Comme quoi ! Je suis pessimiste !

 

Pendant toute la journée, j'ai surtout évité le 1er étage, de l'Aaaaadministration, lieu hautement concentré en contrariétés diverses.

 

Nous avons déjeuné à 3 avec Agathe et Charles, on a ri, c'était sympa de se retrouver. Jusqu'à 14h00, grosso modo, ça allait.

 

On a alors croisé la chef de travaux tertiaire, qui, entre deux souvenirs de vacances, nous informe que l'emploi du temps du lycée n'a pas encore mouliné une seule fois.

Le truc de dingue. Je pense que nous sommes le seul lycée de France qui n'ait pas fait mouliner son emploi du temps au 29 août. Et puis, il y a juste une centaine de classes, une paille.

 

Cette information me renforce dans l'idée de ne fréquenter, au 1er étage, que les toilettes (dont les canalisations refluent, pour bien démarrer l'année).

On nous informe par mail que le téléphone dysfonctionne, on ne peut pas nous appeler de l'extérieur, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

 

Vers 15h00, je me vois obligée de monter au 1er étage maudit pour photocopier les bulletins d'un abruti élève qui nous quitte (alleluia) pour la province.

 

Et là, le drame. Je me fais alpaguer par des gens qui n'avaient pas le temps de s'occuper d'un élève, assis sur un siège de la scolarité, tassé sur lui même.

Il venait de se faire agresser dans le lycée et racketter son portable.

 

Bon. Nous voila partis lui et moi regarder les caméras haute définition grâce auxquelles nous avons distingué très précisément deux vagues individus dont seule la tenue vestimentaire était reconnaissable.

Je note les horaires précis où ils sont entrés et ressortis, raccompagne l'élève dans sa salle d'école ouverte, appelle les parents, puis la police.

Les parents sont venus, la maman désespérée, en larmes, élève agressé régulièrement, veut qu'il voie un psy, etc etc. Je me montre attentive et empathique, mais intérieurement je soupire et je me dis que les affaires ont repris bien vite cette année.

 

La BAC doit passer me voir pour zyeuter les vidéos.

 

Au dernier café, avec Titi (qui est déjà au bord de l'explosion, compte tenu du boulot demandé aux coordos à la place de chefs d'établissement), j'apprends par Agathe que finalement je ne vais pas travailler avec l'adjoint à peu près compétent, mais que je réenquille une année avec mes 18 classes et un adjoint à la ramasse.

 

Je suis lasse, je plie les gaules, l'année s'annonce bien.

 

Et pour la prérentrée, vendredi, le grand chef a envoyé une invitation sympathique proposant le thème "marin" pour entamer l'année sur un rythme de croisière (genre déguisons nous youhou).

 

On embarque sur le Titanic, je le sais, je me suis pris un premier iceberg.

 

 

 

 

 


 

 


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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 20:12

Il y a des jours où les objets et les gens sont contre toi.

 

Ils sont bien tapis, ils t'attendent au tournant pour te faire mal ou te mettre les nerfs en pelote.

 

En fait ça fait 1 mois que les objets, circonstances et gens sont contre moi.

 

Je suis bêtement (on verra pourquoi bêtement après) allée chez le médecin pour faire renouveler mon ordonnance de drogue.

Médecin 1ère.

 

J'ai commencé mes longues vacances (je sais) par être malade ; une crève carabinée, couchée 2 jours, flapie.

Environ une semaine après, j'ai démarré une petite gastro ; comme j'avais mangé un macdal la veille, j'ai mis ça sur son compte. Sauf qu'au bout de 3 jours, je n'en pouvais plus.

Médecin, 2ème.

Ça a commencé à aller mieux l'avant-veille de mon départ en vacances.

La veille, l'horreur ; gastro², bizarre d'avoir autant mal, ça m'a surprise.

Médecin 3ème.

 

J'ai décalé mon départ, et ENFIN (!) arrivée à ma première étape d'une journée, yessss !

 

Le lendemain, arrivée au camping, début de l'installation avec les vieux copains ; je monte sur un marche pied en métal et me racle profondément le dessus du pied, sur 5 ou 6 cms. J'ai littéralement PISSE le sang ! Même sous le robinet, ça n'arrêtait pas ! Je n'avais même pas sorti ma valise !

J'ai attendu que ça cesse de saigner, j'ai désinfecté, j'ai pensé vaguement à mon rappel tétanos, je suis allée acheter des pansements, une pommade cicatrisante, et j'ai marché pieds nus.

Retour at home après une dizaine de jours, évolution de la plaie assez moyenne.

 

Et PAN, ça n'a pas loupé, infection.

Médecin 4ème.

Le trou de la sécu, c'est moi.

 

En rentrant chez moi, le chat est malade, je dois aller chez le véto mais c'est férié.

 

Pour compenser ces malchances, je bouldevisse (verbe bouldevisser : extension de l'expression "boule de vice" adressée à une dépensière) une table à induction sur internet (ma table électrique m'ayant quand même lâchée au début des vacances, ok elle avait 19 ans, RIP), -30% et tout, à retirer à 5 min de chez moi, yeah.

 

Puis, ne voyant aucun mail de confirmation et de rdv à l'entrepôt, j'envoie un mail au service client.

On me répond que dans 2 à 4 jours, ça va être bon, je vais être appelée.

 

Je suis appelée hier, une première fois : "Madame LeSioux, c'est le service client de magasin-très-chouette-à-des-prix-youhouh."

"Oui, bonjour..."

Et là, début de fou rire au bout du fil et coupure de la communication.

Bon.

C'était en appel masqué, donc obligée d'attendre qu'on me rappelle, dans les minutes qui suivent sans doute.

Au bout de 4h30, 2ème coup de fil (pas la même voix, donc je ne gueule pas).

Alors voilà, je peux récupérer ma plaque demain (samedi, aujourd'hui maintenant), à l'entrepôt à 5 minutes de chez moi.

J'ai un hic : je ne peux pas imprimer le mail de confirmation, puis-je venir avec ma carte d'identité et le mail en question dans mon iPhone ? "Ouiiiiii, bien sûr, aucun problème, je le fais noter pour l'entrepôt."

Sympa cette dame.

 

Je pars vers 11h00 pleine d'entrain, à 11h05 je suis dans la zone d'entrepôts. Et là, je cherche le bâtiment E porte C. Je tourne dans un labyrinthe immense, dans une zone industrielle récente sans aucune indication. Déjà pour rentrer dans la zone, ça avait été sportif.

Bon, pas grave, j'ai pris l'adresse exacte, je vais brancher mon super nouveau GPS acheté avant les vacances, et qui marche, je l'ai utilisé plusieurs fois.

Je le branche dans l'allume cigare. Rien.

Je gigougne le truc, je le retire, le remets, rien.

Bon.

Je vais brancher mon iPhone qui fait GPS (la technologie, yes). Rien.

Je dois me rendre à l'évidence, ma prise allume cigare est morte.

 

Lalalalalaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Je commence à pigner un peu, en plus il fait chaud et ça fait un moment que je suis à 5 min de chez moi.

 

Je repars, tourne, vire, retourne, engage tranquillement des sens interdits dans ce désert.

 

Je finis par arriver au bon endroit (en suivant de rarissimes voitures qui, ô joie, allaient aussi au bâtiment E porte C.

 

Bonjour Monsieur, je viens retirer mon colis, voici ma carte d'identité et le mail dans mon iPhone... "Ah nononon, il faut le mail imprimé". Oui je sais, mais la dame m'a dit que je pouvais... "Nononon on a des procédures, il me faut le mail imprimé". Monsieur, pardonnez moi, la madame a dit que c'était possible et que ce serait noté sur votre fiche.

"Je vais voir".

"Ah oui, j'ai votre fiche, votre colis est là, mais il me faut le mail imprimé, on a des procédures"

CERTES ! Il n'y a pas un truc écrit sur votre bazar qui dit que je peux venir avec mon iPhone, je vous le montre, je vous le prête, je vous transfère le mail sur votre ordi, filez moi mon colis !

Ben non, y a pas moyen.

Je suis donc dans un immense entrepôt en tôle par 30° où il y a mon colis, où on a mon nom avec le n° du colis en face, et je ne peux pas le récupérer.

J'appelle rageusement le service client, avec mes 11% de batterie restants.

 

Après de longues minutes d'attente à 0,34 centimes la minute, j'ai une dame qui me fait son laïus de politesse avec des tas de phrases hyper longues dont je me fous puisque je connais mon problème, j'ai mon n° de commande, je sais comment je m'appelle, etc.

Il faut qu'elle envoie un mail à l'entrepôt. "Je vous envoie le mail..." PAS à moi, à l'ENTREPOT, hein !

Allah akbar !

J'attends.

Le monsieur revient : "pas de mail, il faut les rappeler et leur dire de l'envoyer à admin4"

 

Je suis lasse.

 

Monsieur, passez moi votre téléphone parce que moi, je suis à l'arrache niveau batterie (et mon allume cigare ne pourra pas me recharger mon téléphone, hum...)

Et là, subitement, envoyés du ciel, un couple et deux enfants, comme moi, pas de mail imprimé, un iPhone et tout. On leur a dit comme à moi hier au téléphone. HAHAHAHAHAHA ! On va former une coalition !

Le monsieur leur dit non aussi, cause les procédures vous comprenez.

Sauf que la dame avise que ça fait une heure que je m'acharne et comprend qu'elle risque la même peine.

Nous appelons le service client de concert, chacune sur un téléphone, en se disant qu'on parlera l'une de l'autre quand ça répondra.

Sauf que ça répond presque en même temps, donc on ré explique notre problème à deux dames différentes.

On explique très CLAIREMENT qu'il faut envoyer le mail à admin4, sinon ouh làlà, c'est pas possible à cause des procédures etc.

 

On attend.

 

La petite fille de la cliente a envie de faire pipi. Sauf qu'on est dans un entrepôt, dans une zone immense et qu'elle ne veut pas faire pipi entre 2 camions.

La cliente négocie qu'elle puisse faire pipi dans les toilettes mobiles des manutentionnaires.

Je pense qu'ils en ont marre de nous, mais en même temps ils ont nos colis en otage.

 

Mine de rien, ça fait 1h30 que je suis à 5 min de chez moi.

 

Le manutentionnaire en chef revient des bureaux à l'autre bout du monde avec des papiers à la main... ahhhhhhhhhhhhhhhhh.

Et il nous dit, j'ai le mail... pour vous... en désignant ma voisine d'infortune.

 

Je craque, je vais tuer quelqu'un, m'enchaîner aux grilles de l'entrepôt, crever les pneus des camions, faire pipi à côté des toilettes, que sais-je encore.  lk.gif

 

L'entrepôt va fermer dans 3/4 d'heure, un manutentionnaire qui s'appelle Nordine (je les connais par leur petit nom maintenant) me dit en allumant une clope que j'ai de la patience.

 

Et Mika, le manutentionnaire en chef, finit par dire à Julien d'aller tout chercher.

 

Et Julien revient avec les 2 colis de mes voisins et MON colis ! Hol-.gif

Je respire, je vais ouvrir ma voiture et signer leur put*** de formulaire, comme quoi les procédures, hein...


 

Je donne même quelques euros à mon pote Mika.

 

Je ressors de la zone en suivant mes voisins pour être sûre de ne pas me reperdre, et je pars m'acheter des chaussures qui me permettent de marcher sans toucher à ma plaie, parce que les tongs de plage (seules que je supporte), ça va être moyen au bout d'un moment.

 

Je trouve du 1er coup ! Je vais acheter des bricoles à Decat****, les bonnes tailles, les bonnes couleurs, la forme ok, les prix minis, je tiens le bon bout !

 

Je passe à Norau** demander pour ma prise allume cigare, et un jeune minufle me répond en rigolant que c'est ptet le fusible, mais qu'il faut aller chez le concessionnaire, parce qu'il est pas électricien, hein (qu'est-ce que j'en sais moi ?), et que je vais devoir me débrouiller, parce qu'il ne connaît pas les C3, hein...

 

Bon, c'est moyen, là, mais tant pis, j'ai chaud, j'ai faim, il est 14h30, je rentre installer ma plaque induction toute neuve !

 

Je rentre, je gravis mes 77 marches avec mon carton et mes emplettes, je réinstalle la cuisine comme j'avais envie pour accueillir la plaque.

 

Je la déballe. Et j'aperçois le fil qui en sort, dénudé au bout. Et dans le colis, pas de transfo, de cordon, de prise ou de n'importe quel bidule pour brancher.

 

Je suis lasse².

 

Je consulte mon père qui comprend bien les énervements de bricolage, de bidouillage informatique qui ne marche pas, d'internet qui ne démarre pas, de montage ikéa et cie.

On s'engueule parce que personne ne se laisse parler et ma mère parle à côté, donc on est 3 avec 2 téléphones, c'est le bordel.

On finit par s'entendre sur les prises mâles et femelles, ma mère nous ayant éclairés par cette maxime universelle "les femelles, elles ont un trou". J'ai eu un fou rire nerveux.

 

Je cherche un cordon qui s'adapte à ma plaque sur le site sur lequel je l'ai achetée, comptant bien me la faire offrir, vu ce que j'ai subi pour la livraison.

Je consulte la fiche technique de ma plaque ; tiens c'est bizarre, c'est pas la même référence que ce qui est écrit sur le carton.

Voyons...

Ben ils m'ont envoyé une encastrable alors que j'ai commandé une posable.

 

Je jette l'éponge.

 

Je demande par mail à retourner le colis et à être remboursée, après je me désinscris du site, je balance tous les mails de confirmation, je mangerai froid, ou je ne mangerai plus, je me laisserai pousser les dents, voila.

 

Et là, ils m'ont rappelée, ok pour le remboursement, on comprend, on accepte de retour du colis.

 

"Donc vous devez le rapporter à l'entrepôt, bâtiment E, porte C, je vous donne l'adresse ?"

 

 

...

 

 

 

 

 

 


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Publié dans : Les états d'âme du sioux - Voir les 7 commentaires
Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 14:27

Je suis en vacances depuis aujourd'hui. (D'après certains, c'est ça, le scandale, pfff.)

 

Avant ça, il y a quand même beaucoup de boulot de fin d'année, je vous passe les détails maison, avec entre autres la saisie des dossiers de réinscription.

 

Pour ça, tu te branches sur le logiciel académique Sco**t ; tu t'habitues à sa lenteur et sa lourdeur, tu cliques et recliques pour afficher des pages où tout est écrit en taille de caractères 4,5, tu vérifies soigneusement que ce qui est écrit sur le dossier correspond à ce qui s'affiche, tu corriges les innombrables erreurs et changements par rapport à l'an passé [j'aurai les terminales en septembre, donc les élèves de première sont majoritairement saisis dans la base].

Tu as chaque dossier papier sous les yeux, tu déchiffres, tu relis, tu ressaisis, tu corriges, tu supprimes, tu rajoutes, etc.

Ca fait deux plombes que tu fais ça à la chaîne, et soudain... !

Un message d'erreur :

 

"Vous êtes déconnecté. Après un certain délai d'inactivité, vous êtes automatiquement déconnecté. Veuillez vous reconnecter."

 

Un délai d'inactivité ?????????????? Moi inactive ??????????????? Je m'arrache les yeux sur ton put*** de logiciel depuis des plombes, et je suis inactive ?????????????? J'ai saisi au moins 2 milliards de n° de téléphone, de noms de responsables, de prénoms exotiques avec plein de h, de y, de k, tout ça dans le désordre, et toi, logiciel de mer**, tu oses me dire que je suis inactive tamèr ????????????

 

Parce qu'effectivement, quand tu oublies de te déconnecter et que tu vas déjeuner par exemple, le logiciel se déconnecte, soit.

Mais quand tu es dedans depuis 157 dossiers ?!

 

Foutage de yeule !

 

 

lk.gif

 


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Publié dans : Juste un truc en passant... - Voir les 6 commentaires
Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 19:14

En fin d'année (civile) dernière, j'étais démotivée et je pense que je me projetais ailleurs.

 

Comme certains le savent, je n'ai pas eu ma mutation. Je suis donc déception.

 

Pour tenir le coup, je crois qu'il va me falloir retrouver mon petit coin de thérapie par l'écrit.

 

En plus, il y a déjà du lourd. Et l'an prochain semble plein de promesses de n'importe quoi en tout genre.

 

Alors je vais ptet bien me relancer...

 

Vous serez là ?

 

 


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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 11:34

Bon, comme LeCpe m'a donné un devoir à faire et que je sèche lamentablement, je suis dans l'état bien connu où l'on fait tout sauf se pencher sur ses obligations urgentes.

Comme quand tu as un mémoire à rédiger et que soudain tu aimes le ménage.

 

Le samedi des vacances, je bossais. Enfin je bossais, hum, jour de neige, fin de période, conseils de classe finis, les élèves ne pullulaient pas.

 

Alors avec mon super téléphone, j'ai décidé de faire un mini reportage photo sur mon bureau et les satellites qui gravitent autour.

 

Pour commencer, Agathe qui était déjà en vacances, m'avait confié un objet à rendre à une élève :

IMG_0217.JPG

 

Toi aussi, tu te demandes ce que c'est hein ? Tu émets même des hypothèses avec des idées tordues dedans...

Eh ben, déception, c'est un fer à boucler. Tu me diras, que fait donc un fer à boucler dans un bureau de CPE ? Eh bien, avant, c'était entre les mains d'une élève, en classe, ben oui quoi ?

Le bureau de CPE recèle donc bien des trésors. J'en ai gardé quelques uns :

 

IMG_0220.JPG

 

IMG_0223.JPG

 

IMG_0226.JPG

 

IMG_0242.JPG

 

C'est un échantillon, je vous laisse deviner l'usage ou la provenance de certains.

 

Et comme j'aime rire aux dépens des élèves ( mistergreen-copie-1.gif ), je leur propose un portable en remplacement de celui confisqué :

 

IMG 0241

 

(en plus il n'y a pas de zéro, hihi).

 

J'ai aussi dans mon bureau des traces de passage de mes collègues :

IMG_0239.JPG

Ça c'est Agathe qui veut nous faire croire qu'elle boit de l'eau.

 

IMG_0232.JPG

 

... et qui collectionne les cartons, mais dans MON bureau, pensant que vu le capharnaüm, ça ne dénotera pas, pff. Alors que moi, en vrai, vous verrez la différence un peu plus bas.

 

IMG_0235.JPG

 

Charles, qui laisse toujours son bordel ses outils de travail et son portable toujours éteint dont le numéro à encore changé et qu'on lui a volé. Et encore là, il manque ses clefs. après il fait tous les bureaux pour retrouver ses affaires, et son téléphone (pro) d'une portée de 18 km qui est déchargé.

 

IMG_0240.JPG

 

Ça c'est mon arme anti-Charles quand il est désagréable, c'est à dire souvent. C'est pour ça que j'ai une grosse réserve de trombones à lui envoyer à la yeule.

 

Vous voyez, mes collègues ne sont quand même pas hyper sérieux.

 

Alors que moi :

 

IMG_0229.JPG

 

J'ai mes dossiers de conseils de classes, voila, bien empilés, avec étiquette pour chaque classe et une couleur de chemise différente à chaque fois. Bien sage.

 

Là, ma famille risque de ne pas me croire et de révéler traîtreusement la réalité de mes qualités de rangement, alors j'anticipe.

Mon bureau c'est plutôt ça, en vrai :

 

IMG_0230.JPG

 

IMG_0233.JPG

 

MAIS ! MAIS ! Je ne perds jamais rien, PAN ! (je mets juste un peu de temps à retrouver les choses, ça va, hein !)

 


 

 

 

Mais au final, et personne n'est dupe, un vrai CPE a une seule occupation :

 

IMG_0243.JPG

 

Enfiler des perles ! (merci Roger pour le cadeau)

 

 

Et vous, votre bureau, il est comment ?

 

 


 

 

 


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